| Test Second Impact |
| Mercredi, 30 Janvier 2008 17:11 |
|
Un an après Street Fighter III Capcom lance sa version améliorée et statue officiellement que l’histoire de celui-ci remplace celle de l’opus précédent. Rien de bien incroyable vu que les persos de l’opus précédent gardent tout de leur scénario respectif. Mais alors, en quoi ce Street Fighter III se justifie-t-il ? Capcom s’attire de nouveau les critiques du grand public alors que le jeu lui-même se bonifie réellement. De toute façon Capcom sortira les deux opus sur le même disque, pas de quoi râler donc.
La première chose qui saute aux yeux est bien entendu l’intégration de deux nouvelles têtes sur l’écran de sélection. Urien le frère de Gill et Hugo de Final Fight dans le rôle du choppeur de service (on comprend dès lors le sous titre « Giant attack ») apportent un très gros plus au casting. Comme les personnages dans Street Fighter III New Generation, ceux-ci se voient dotés d’un design qui n’entache en rien l’ambiance de cette série dans la série. A coté de ces deux là, on note l’apparition directe du charismatique Yang et le retour d’Akuma en tant que perso/boss caché qui devient lui aussi jouable tout comme ce bon vieux Gill sur abusé. Pas mal du tout. Petit changement dans le mode arcade, rallongé de deux combats, où chaque perso n’affronte plus forcément Gill en dernier. La trame scénaristique est respectée le plus possible ce qui n’est pas un mal vu que cet aspect est toujours anodin dans ce genre de titre. On remarque aussi, comme habituellement dans la série de Capcom, que si un combattant est battu avec un certain perso, il ne sera pas présent dans la liste d’un autre si ce dernier devait aussi l’affronter. A côté de tout cela, le retour du stage bonus fait plaisir. Le but étant ici de s’entraîner au parry sur les ballons de basketball envoyés par Sean. Suivant votre habileté durant les stages précédents, ce challenge sera plus ou moins dur.
Du point de vue de la réalisation, encore une fois rien a dire. Les graphismes font toujours merveille si ce n’est plus. Les nouveaux décors sont beaux voire très beaux comme le Mont Fuji d’Akuma et moins fouillis pour ceux changés comme celui d’Alex ou encore de Sean qui abandonne New York pour le Brésil. Les anciens quant à eux, ont été pour la plupart recolorés ce qui leur va à ravir tel que le décor d’Elena en pleine nuit ou celui de la grotte d’Oro. On regrettera juste la disparition de certains coloris tel le village d’Ibuki en soirée ou le décor de Ryu typiquement japonais. Gill quant à lui possède dorénavant un vrai beau décor sous un ciel étoilé digne d’un dieu autoproclamé. Finalement seul le décor de Ken avec son bateau à San Francisco peut paraître moins réussi. L’écran de furie a également été changé et fait penser à celui de Marvel Super Heroes vs Street Fighter L’animation, et ce n’est absolument pas une surprise, est toujours aussi bluffante si ce n’est plus encore ! Plus que jamais, Street Fighter III s’impose comme le jeu 2d le mieux animé.
Le gameplay n’est pas en reste non plus et prouve que Capcom soigne son nouveau bébé. Les provocations font leur apparition et permettent d’obtenir un petit avantage pendant le combat comme le prochain coup plus puissant ou une défense accrue. Cet effet est propre aux personnages A côté de cela, la grosse innovation vient de la possibilité de rendre ses coups spéciaux plus puissants (ex moves). Lors de la manipulation, il suffit d’appuyer sur deux boutons de poing ou de pied pour que le coup sorte en version ex. Plus puissant, plus difficile a parer, ce coup prend néanmoins environ 1/3 de la barre de super art. Un élément à ne pas sous estimer qui peut avoir un poids non négligeable dans l’approche d’un combat. Les parry sont plus que jamais de la partie et le jeu nécessite vraiment un apprentissage de ceux-ci. Les timings semblent néanmoins plus larges que dans l’opus précédent. Bref, le gameplay est de mieux en mieux pensé et toujours aussi bien calibré. La perfection est proche.
D’un point de vue sonore, plusieurs choses sont à signaler. Si d’un côté les musiques sont fabuleuses et pêchues, d’un autre côté certaines voix font vraiment de la peine. Il suffit d’entendre Hugo dire son fameux « I’m number one » pour éclater de rire. Il faut avouer que c’est tout de même mieux que si ça avait été l’inverse.
|
| Chun Li |
|
| Lire la suite... |